Les influenceurs virtuels, de nouveaux outils pour les marques ?

octobre 22, 2021
Les influenceurs virtuels, de nouveaux outils pour les marques ?

Le marketing d’influence « représenterait aujourd’hui 13, 8 milliards de dollars d’après le dernier rapport d’influencer Marketing Hub ».  Ce type de marketing utilise des influenceurs pour promouvoir leur image de marque. Il s’agit d’une tendance de plus en plus forte sur les réseaux sociaux

Afin de pouvoir capter un auditoire toujours plus important, les marques doivent sans cesse réinventer leur stratégie de communication. Par conséquent, l’avènement des nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle et les influenceurs virtuels deviennent un véritable enjeu pour les marques

I. Qui sont ces influenceurs virtuels 

Les influenceurs virtuels aussi appelés CGI pour « Computer-generated Imagery » (en anglais)sont des personnages purement fictifs générés par des ordinateurs. Pour rendre ces influenceurs plus réels, les développeurs créent des personnages 3D. Derrière ces personnages fictifs, se cachent des agences en charge de conceptualiser ces modèles. 

Pour ce faire, les créateurs choisissent leur apparence physique mais ont également une libre autonomie quant aux messages véhiculés par ces influenceurs virtuels

A titre d’exemple, Lil MIQUELA est la première influenceuse virtuelle créée par deux américains, Trevor McFedries et Sara DeCou, tout deux associés au sein de la société Brud localisée à Los Angeles. Elle  est suivie par plus de 3 millions d’abonnés sur Instagram et dispose même d’une chaîne Youtube. Elle a notamment posé pour PRADA, CHANEL et également pour une publicité Calvin KLEIN au côté de Bella HADID

Plus récemment, Yasmine VARMA est la première influenceuse virtuelle en France. Il s’agit d’une française-émirienne de 19 ans créée via une technologie d’intelligence artificielle de Facebook crée par Havah STUDIO. 

On peut également citer NOONOOURI, originaire de Munich en Allemagne créée par Joerg ZUBER. Elle a collaboré avec les plus grandes marques de l’industrie de la mode telles que Versace ou encore Dior. Contrairement aux autres influenceurs virtuels précédemment cités, NOONOOURI est vegan et prône une mode dite « éthique ». 

II. Quid du rôle de l’influenceur virtuel et leur intérêt pour les marques 

L’avènement des influenceurs virtuels constitue une réelle opportunité pour les marques afin de réinventer leur stratégie de communication

A ce titre, d’après une étude de Hype auditor réalisée en 2019, «  les publications des influenceurs virtuels résultant en un taux d’engagement 3 fois plus supérieur (et parfois plus) que celui obtenu par les influenceurs normaux ». Par conséquent, il en résulte une plus grande popularité en terme de contenus publiés par un influenceur virtuel que ceux d’un influenceur traditionnel. 

L’avènement des influenceurs virtuels permet aux marques un réel contrôle de leur image. A ce titre, celles-ci peuvent adapter la personnalité de l’influenceur en conformité à leur image et à leur valeur. D’autant plus que les marques n’ont pas à se soucier de ce que l’influenceur fait de sa vie personnelle et s’il pourrait adopter un comportement qui pourrait éventuellement porter atteinte à l’image de l’entreprise. 

Dans la même optique, il en résulte un gain de temps et une réduction des coûts pour les marques. A ce titre, elles n’ont pas besoin de louer un studio pour réaliser les photographies, ni d’embaucher des maquilleurs professionnels. En outre, travailler avec des influenceurs virtuels permet aux marques de mieux contrôler la promotion d’un produit ou d’un service. 

D’autant plus qu’ils ne sont pas rémunérés et coûtent moins cher qu’un influenceur classique. A ce titre, «  pour les influenceurs avec entre 500k et 1 million d’abonnés,  36, 36 % d’entre eux facturent le post entre 500 et 1000 dollars et 18 % d’entre eux plus de 2000 dollars la publication». 

III. Les influenceurs virtuels : de l’innovation au manque d’authenticité. 

Tout d’abord, il en résulte un manque d’authenticité. En effet, certains consommateurs ont plus de difficulté à s’identifier à un personnage fictif qu’à un véritable influenceur. Les influenceurs virtuels ne sont pas en capacité de tester réellement les produits ou les services dont ils font la promotion. Or, l’aspect humain constitue un élément primordial pour créer du lien avec son auditoire. 

Dans la même optique, les influenceurs virtuels prônent des critères de beauté surréalistes, ce qui peut avoir des conséquences non négligeables pour les jeunes générations. A ce titre, la frontière entre réalité et influenceur virtuel peut sembler difficile à distinguer pour ces derniers. 

Finalement, il existe quelques nuances quant à l’avènement de ces influenceurs virtuels. Bien qu’il peut en résulter un manque d’authenticité, de transparence ou encore de sincérité, le fait de recourir aux influenceurs virtuels peut constituer une réelle opportunité pour une marque de renouveler sa stratégie de marketing d’influence et ainsi attirer davantage de clientèle. 

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Par Morgane BINNERT

Etudiante en Master 2 Cyberjustice

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